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l'affiche du film

l'histoire du film

A la suite d'un 'commando' pour délivrer des singes d'un institut scientifique qui effectue des tests sur eux, les primates attaquent leurs sauveurs et s'enfuient pour transmettre une maladie proche de la rage à tous ceux qui se trouvent sur leur passage. 28 jours plus tard, toute l'Angleterre est touchée et Londres est une ville déserte. C'est ce que découvre Jim qui se réveille sur son lit d'hopital.

 

 


Danny Boyle nous avait laissé un goût un peu amer avec sa 'Plage' et son casting luxueux. Assez loin des 'Trainspotting' et 'Petits meurtres entre amis' qui l'ont rendu célèbre, ce '28 jours plus tard' était plutôt attendu par la communauté de fans qui gravite autour du réalisateur britannique.

Grâce à une promo assez déroutante, il était difficile de prévoir comment allait se dérouler ce film. Finalement, le (superbe) passage de solitude en plein Londres est relativement court et le réalisateur a tôt fait de se concentrer sur le gros du film : la survie.
En effet, le film s'apparente à un film d'horreur bis tout droit issu des années 70. Cet hommage plaira à de nombreux fans, mais pourra surprendre le spectateur.

Ayant choisi délibérément un casting sans star, il pousse le concept 'bis' encore plus loin en tournant son film en DV exclusivement. Même si la démarche artistique a un sens, et qu'elle est ici compréhensible, ce choix ne s'avère pas si opportun et l'image est moche plus qu'elle n'est 'crade' (ce qui semblait être l'effet souhaité). D'autres films ont prouvé qu'une telle texture etait tout à fait possible sur 35mm.

Malgré cette image pixellisée donc, on rentre assez vite dans ce film qui va vite trouver ses interprêtes principaux. Ainsi, cette troupe de résistants va tenter de survivre contre cette horde de 'zombies', de contaminés. Prenant beaucoup au cinéma d'horreur des années 70 (Romero...) ou au plus récent 'Ghost of Mars' de John Carpenter, Boyle utilise beaucoup de cordes bien visibles mais assez efficaces et réussit à effrayer un tant soit peu son auditoire. C'était son but principal.
Maintenant, on peut se poser un peu plus de questions sur les idées développées tant elles renvoient aux clichés du genre. Les états d'âme des personnages ne convainquent pas vraiment, même si on peut tout à fait se satisfaire des acteurs choisis.
Mais malgré cela, leurs dialogues sans saveur et leurs motivations pourtant simples (la survie !) ne nous rapprochent pas tellement d'eux. La fin nous donnera encore plus l'impression de s'éloigner tant le personnage principal se détache de son rôle.

On en restera donc sur le côté basique de ce film qui sans être raté n'enthousiasmera pas ceux qui cherchaient un peu plus qu'un film de zombies. Danny Boyle n'amène pas la magie qu'on aurait espéré, et il faudra remettre à plus tard le retour au premier plan du réalisateur de 'Trainspotting'.