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l'affiche du film

l'histoire du film

Su-Mi et Su-Yeon, de retour dans la maison familiale se voient confrontés à leur nouvelle belle-mère antipatique et ont du mal à communiquer avec un père dépassé par les évènements. Su-Yeon semble avoir peur, tandis que malgré ses visions, Su-Mi veut prendre en main la situation. Il y a cependant des évènements surnaturels qui apparaissent dans cette maison...

 


 

 


2 Soeurs s'inscrit dans cette vague de films horrifiques asiatiques amorcée, on commence à le savoir, par le Ring de Nakata. Il boxe donc dans cette catégorie audacieuse qui n'a pour autre ambition que de nous faire flipper, à l'ancienne. Respect.

Tranquillement, on nous expose la topographie des lieux, une grande maison en bois, isolée, avec sa petite balançoire et son étang à cinquante mètres. Une famille recomposée, un drame dont on ne sait pas encore la teneur, un silence lourd et éloquent entre des gamines et leur belle-mère. Et les premiers événements anormaux qui surviennent. C'est bon, on est dans le bain. Un peu lent et pompeux, mais on est dans le bain. Seulement dès maintenant, on ne va cesser d'accumuler les références à des films récents, en emprunter les meilleurs éléments et mixer le tout pour tenter de faire une histoire d'épouvante efficace. Citons pêle-mêle - et à différents degrés - les films pillés : Audition, Ring, Dark Water, Les Autres et j'en oublie sûrement. Bref, tous ces films au succès trop récent pour que la ponction de leurs éléments les plus caractéristiques passe inaperçue. La question fuse alors : si l'on ne peut plus utiliser tel ou tel élément parce qu'il a déjà été utilisé dans un film, que fait-on ? En outre, le réalisateur cache-t-il ses sources d'inspiration, citant sans honte Shyamalan à qui les lui demande ? Soit. Kim Ji-woon joue cartes sur table et fait son marché en sélectionnant les produits les plus frais.

Malheureusement le coréen est encore apprenti-cuistot, et s'il sait faire de belles assiettes, il dose mal leur teneur en condiment. Autrement dit, la piste sonore gronde quand on ouvre un placard ou un tiroir, les portes grincent à n'en plus finir, ça crie à en faire exploser les tympans, ça surgit par dessous, par dessus, par derrière et ça laisse des traînées d'hémoglobine avant de disparaître aussi sec. Ce ne sont plus les ficelles d'un genre que l'on tire, mais des cordes d'amarrage. L'indigestion guette. C'est pourtant propre, carré et le fruit d'un indéniable savoir-faire, mais d'un classicisme et d'un manque d'originalité désolant. On enchaîne les scènes de *brrr* sans réel temps mort jusqu'au dénouement explicatif Mulholland Drivien... du pauvre, attention. Un dénouement qui tire en longueur, qui multiplie les tentatives d'égarement dans l'explication pour laisser un goût de "tout ça pour ça".

2 Soeurs ravira les amateurs du genre, trop heureux de trembler devant un visage camouflé par une mèche ou de sursauter devant un bras " boîte de Pandore ", mais pour les autres il en fera trop, ennuiera et sentira le déjà-vu malgré une histoire originale mais complexifiée à outrance pour se donner une consistance. Un film qui ne les réconciliera pas avec le genre...