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Randall Raines (Nic Cage / Volte Face, 8mm...), un retraité des vols de voiture se voit menacé par un gros ponte. S'il ne récupère pas 50 voitures en 3 jours, la vie de son frère sera en danger (ce dernier ayant raté un vol précédent).

 

 

 

Avec une production Bruckeheimer (Armageddon), on sait déjà à quoi s'attendre : grosse production, grosses ficelles et peu de scénar. Ce "60s" ne déroge pas à la règle et nous offre un film boosté mais avec une trame vraiment légère. Outre l'idée de base interessante (vol de voiture), le reste n'est que remplissage : présentation des différents protagonistes, pseudo histoire d'amour (vraiment light)... De plus le cliché du vieux voleur à la retraite que l'on vient chopper ou dont c'est le dernier coup a vraiment vécu (Usual Suspect, Heat, pour citer les meilleurs). Dommage car un tel baclage se voit.

D'autant plus dommage que les stars sont là : Nicolas Cage, la néo oscarisée Angelina Jolie (que l'on ne voit que sporadiquement), Robert Duvall, et Vinny Jones (l'ex star du foot anglais, connu pour ses actes caractérisés de violence sur le terrain). Bref, ca pouvait sentir bon, d'autant que d'autres rôles sont tenus par des têtes connues : le frère de Randall a joué dans Friends, le flic fait une apparition dans "L'Associé du diable". L'association de ces malfaiteurs se fait plutot dans la bonne humeur et Cage alterne le bon et le moins bon. On a le droit aux petites phrases d'humour bien lourdes, assez typiques de ce genre de cinéma et de Bruckheimer.

Dans ma Benz, Benz Benz

Malgré cela, une certaine efficacité est au rendez-vous. En effet, après une assez longue galerie des personnages, on passe la 2ème et on pousse le volume au maximum. Rarement on aura vu des voitures volées aussi vite, ça frise parfois le foutage de gueule mais bon, au moins les voitures sont belles. On apprend aussi une nouvelle chose : les flics des US roulent en BMW... sympa. Des poursuites, des vrombissements de moteur, des crissements de pneus, tout pour eveiller le jacky qui sommeille en chacun de nous. Une bande son assez devastatrice qui nous met au coeur d'une action malheureusement sans suspense. L'intrigue, il n'y en a pas, et du coup, les émotions sont bridées comme un V6 en 2nde. Enfin, pour ceux qui espéraient une scène "hot", ils seront très déçus de voir si peu Angelina dans des tenues... très habillées.

Bruckheimer nous propose encore une film dont il a le secret : aucun scénar, de la production, de l'action... on s'y attend, on n'est pas trop déçu. A mettre dans la moyenne (vraiment pas plus haut) des films d'action, 60s propose quand même une ambiance sympa et de belles voitures. Dommage que les scénaristes et dialoguistes soient aussi absents, sans doute étaient ils coincés dans un embouteillage.


 

 

 

Pour sauver la vie de son frère, un voleur de voitures repenti se voit obligé de reprendre du service ; l'objectif à atteindre étant de voler 50 voitures en une nuit.

Dernier blockbuster de l'été 2000, "60 Secondes Chrono" est dans la lignée des oeuvres du producteur-industriel Jerry Bruckheimer dont le principal objectif est de condenser un maximum d'action dans un minimum de scénario.
Le principe du film est de faire passer le voleur de voiture pour un artiste (Nicolas Cage a d'ailleurs un peu de mal dans ce registre) en plaçant notamment la voiture sur un piédestal pendant une heure trente. Le propos est heureusement teinté d'une pointe d'autodérision.

Malgré un récit assez cohérent, le film a du mal à démarrer ; la présentation des personnages se fait longue et peu originale. Une faiblesse heureusement comblée par une bande-originale rythmée et soignée accompagnant à merveille le récit. Le film trouve tout son intérêt au bout de trois bons quarts d'heure lorsque débute l'opération proprement dite. La machine est alors bel et bien lancée. Les poursuites et les cascades s'enchaînent à un bon rythme jusqu'à un final assez époustouflant.

Ce film se laisse donc regarder. Les amateurs de voitures y trouveront leur compte et les autres trouveront dans ce film un assez bon divertissement. On pouvait s'attendre à pire.


L'avis de Jay

 

Remake d'un film de 1974 du même nom, 60 Secondes Chrono était sans conteste un des blockbusters estivals les plus attendus, au même titre qu'un Gladiator, X-Men ou Perfect Storm... En tant que production Bruckheimer, on pouvait s'attendre au meilleur (The Rock) comme au pire (Armageddon) mais cette fois, point de Michael Bay aux commandes mais un Dominic Sena, relativement méconnu malgré un premier film prometteur : Kalifornia (avec David "Mulder" Duchovny et Brad Pitt). Difficile d'ailleurs de reconnaître le moindre point commun dans la réalisation de ces deux films tant celui-ci est empreint de la patte de Jerry Buckheimer.

Voitures de rêve, poursuites et acteurs branchés constituent l'essence commerciale de ce film dont le teaser inondait déja les salles obscures depuis de nombreux mois.
Nicolas Cage délaisse ici les ambulances de New-York pour revenir à son premier amour : le film d'action (Con-air, Face off, Rock…), Angelina Jolie (Girl Interrupted) fraichement oscarisée, et Giovanni Ribisi, un acteur de la génération montante (Saving Private Ryan) constituent les 3 têtes d'affiche du film. N'oublions pas la présence de Vinnie Jones (Arnaques, crimes et botanique), ancien joueur de foot pro dans un rôle taillé sur mesure (le bourrin de service, en l'occurence).

Cependant, les performances de ces grands noms du cinéma hollywoodien ne sont guère à la hauteur de leur réputation. Gageons que le stéréotype flagrant des personnages ne joue pas vraiment en leur faveur. Cage, sans remettre en cause son talent, est prisonnier ici d'un personnage creux dont la situation a déja été rencontrée maintes et maintes fois (le repenti contraint de reprendre du service). Idem pour Ribisi que l'on a déja vu plus inspiré (non, je ne parle pas de ses performances dans Friends). Quant à Angelina Jolie, elle n'apparait qu'épisodiquement (au grand dam de la gente masculine) et dans un rôle de potiche qui ne lui rend pas vraiment justice.
Parmi les (autres) points négatifs du film on recensera la maigreur d'un scénario qui serait davantage à sa place dans un jeu Playstation que dans un cinéma. On regrettera de la même manière, une fin bien trop convenue, classique et des effets spéciaux parfois limites comme la séquence du saut ou de la chute (pas de spoilers rassurez-vous, seuls ceux qui ont vu le film comprendront).

Pourtant, à la condition sine qua non de laisser le cerveau à la maison, ce film se laisse visionner avec un plaisir non dissimulé. La réalisation, à l'instar de la bande originale (Chemical Brothers, Ice Cube...), est nerveuse sans en rajouter, certaines scènes sont très esthétiques et on ne voit guère le temps passer. Ajoutons à cela une certaine dose d'humour qui même si elle ne vole pas haut a le mérite de détendre l'atmosphère entre deux séquences d'action (la longue séquence finale de poursuite mérite le détour).

Avec un schéma finalement assez proche d'Armageddon, 60 secondes réussit dans un domaine où Bruce Willis et sa bande nous avaient profondément ennuyés : le divertissement grand spectacle.