Le festival de Gerarmer propose chaque année
sa dose de suspense. C'est le cas encore cette année, notamment
avec ce '7 jours à vivre' qui malgré son efficacité souffre
d'un manque d'originalité assez énorme.
En effet, un écrivain en mal d'inspiration
décide de déménager dans une maison éloignée de tout. Cette
maison a été le théâtre de plusieurs tueries sanglantes et
semble inspirer l'hote des lieux vis à vis de sa femme… Un
certain Kubrick avait déjà adapté le roman de S. King. C'est
avec une sensation de remake qu'on découvre cette version
de Niemmann.
Néanmoins, tout n'est pas à jeter, en particulier
l'ambiance, pas désagréable. La pression monte peu à peu,
et réussit à mettre le spectateur mal à l'aise. Malheureusement,
cela ne se fait pas tellement en douceur mais plutôt par a-coups
ponctués d'une bande sonore des plus classiquement fades.
Le duo d'acteurs reste lui honnete. Plummer
(Pulp Fiction…) a bien la tête de l'emploi ; Sean Pertwee
avec ses faux-airs de Russel Crowe remplit sans zele un rôle
très proche de Nicholoson dans Shining… une grosse dose de
talent, hélas en moins.
'7 jours à vivre' nous laisse donc sur notre
faim, en nous rabachant assez mollement un film que l'on avait
déjà vu. Dommage car l'idée maîtresse du scénario (les signes
montrant les jours qui passent) est bizarrement assez vite
oubliée pour finalement laisser place à un simulacre de fin.
A voir pour les fans du genre, les autres passeront leur chemin