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Jamal vient du bronx et arrive à caser
entre ses cours et le basketball, sa passion : l'écriture.
Réussisant de très bons résultats aux examens,
il est remarqué par une grande école privée
qui lui propose une bourse.
Dans le même temps, il fait la rencontre d'un vieil homme
cloitré dans son appartement depuis des décennies
et qui s'avère être un écrivain de renomée
mondiale.
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Gus Van Sant aime visiblement les histoires
de petit génie incompris par la société car il reprend exactement
la même trame que dans "Good Will Hunting" qu'il avait réalisé
il y a quelques années. Sean Connery, vieil écrivain acariâtre,
reprend le rôle de Robin Williams et Matt Damon est remplacé
par un jeune noir très prometteur mais totalement inconnu.
L'intérêt du film réside sans doute moins
dans la confrontation relativement peu originale entre les
deux héros que dans la réflexion de l'auteur du film sur le
pouvoir de l'écriture. On sent réellement que ce dernier,
en bon professionnel qu'il est, sait de quoi il parle. Il
trouve les bonnes formules et les place au bon moment. Du
coup, les dialogues, parfois amusants, s'écoutent sans effort
et avec plaisir.
Le film aurait pu cependant se passer d'un
certain nombre de scènes bien trop battues pour être intéressantes.
Sa longueur (2h16) n'est pas vraiment l'un de ses atouts.
La fin apparaît même assez indigeste dans sa façon d'être
amenée (bien que dans le fond, celle-ci ne représente que
l'aboutissement de toute la relation entre les deux personnages).
La réalisation ne démérite pourtant pas, notamment au travers
de la mise en scène du vieillard grincheux qu'incarne Sean
Connery.
Compte tenu du sujet pouvant facilement tourner
au mélo, Gus Van Sant ne s'en tire finalement pas si mal.
C'est normal, me direz-vous, il commence à bien maîtriser
le sujet. On attend déjà un troisième épisode avec Bruce Willis
en formateur de génie.
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Reprenant sensiblement la même
histoire que pour son précédent film,
Good Will Hunting, Gus Van Sant applique la formule
: 'on ne change pas une équipe qui gagne'. C'est
donc Sean Connery qui vient suppléer R. Williams
et interprête ici le rôle d'un écrivain
reclus chez lui depuis 30 ans.
Tout l'intérêt du film
consiste donc, comme pour Good Will Hunting, dans la
relation plus ou moins pere / fils qui est instaurée.
Ici le fils est joué par R. Brown, un jeune assez
doué dont c'est le premier film.
Très classique, le film repose
donc sur les nombreux échanges et le contrastes
entre un noir du bronx et un literaire resté
chez lui depuis 30 ans. Le problème est qu'on
part relativement vite dans les clichés de l'écrivain.
Van Sant nous rabache les mêmes idées (les
règles de l'écriture, il faut écrire
avec le coeur...) pour finalement n'amener que peu de
choses.
L'autre duel, plus ou moins avorté,
est celui du jeune avec son professeur. Ce dernier sent
vraiment la caricataire vite écrite. F. Murray
Abraham (Salieri dans Amadeus) mérite mieux que
ça et doit jouer un professeur méchant
désesperemment manichéen. Vraiment dommage
car, du coup, ce qui s'annonçait comme un duel
passionnant devient un pauvre affrontement entre un
professeur pathétique et un élève
ayant la langue bien pendue.
Tout n'est cependant pas à jeter
dans ce film, loin de là... notamment Sean Connery,
qu'on revoit toujours avec plaisir. Sa voix reste toujours
aussi agréable à entendre et rend son
rôle d'éducateur encore plus facile. Son
charisme évident permet à Connery d'incarner
ce Forrester sans l'ombre d'un problème.
Reste malheureusement ce côté
rabaché du film, qui laissera un mauvais arrière
gout. Car même si 'A la recherche de Forrester'
est un film classique, Van Sant aurait pu éviter
les lieux communs qu'ils utilisent ici. Heureusement,
la prestation de Connery et la surprise de Brown sauvent
le film.
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Quand
on est noir et qu'on vit dans le Bronx, la vie tourne
souvent autour du basket... Il ne fait pas bon paraître
intello si l'on veut rester dans un groupe. Jamal Wallace,
un jeune issu de ce milieu, nourrit une passion secrète
pour l'écriture depuis que son père est parti... Il nourrit
un rêve qui peut paraître insensé sauf pour un homme,
William Forrester...
Beaucoup
de critiques mentionnent la ressemblance frappante de
A La Rencontre de Forrester avec Will Hunting. N'ayant
pas vu le film, je ne ferais donc pas les mêmes comparaisons.
A La Rencontre de Forrester est un film touchant malgré
le fait que le thème du gamin surdoué issu de milieux
difficiles soit un thème récurrant au cinema. Les deux
interprètes principaux du film, Sean Connery et Rob Brown,
sont formidables dans leurs interprétations respectives
mais on regrettera cependant de ne pas voir plus les autres
personnages du films.Notamment Claire (Anna Paquin) car
elle joue un rôle important auprès de Jamal. L'histoire
aurait sans doute paru moins longue.
En
effet, il y a certaines longueurs tout au long du film.
La rencontre entre les deux personnages principaux est
passionnante, mais parfois, elle paraît trop longue à
se faire! On aurait aimé mieux découvrir l'endroit dans
lequel vivait Jamal, on a pas franchement l'impression
qu'il est malheureux et pourtant il vit dans un quartier
réputé sensible. Idem pour William Forrester, on aurait
aimé en savoir plus sur sa vie, ses origines.
Il
n'empêche que ce thème de l'entraide est touchant et que
l'on regarde le film avec plaisir. Grâce à leur relation,
les deux hommes vont accoucher de ce qu'ils sont réellement,
ils vont s'aider à se découvrir, à réaliser leurs rêves...
C'est ce qui ma plu dans ce film. Ils nourrissent une
passion commune pour la littérature et ils finissent par
se ressembler. On les aime tous les deux.
Je
conseille donc ce film aux personnes plutôt sensibles,
celles qui aiment les émotions fines, les rythmes lents,
les images douces. A La Rencontre de Forrester est un
beau film auquel il manque un petit quelque chose pour
devenir un grand film.
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