Après un 1er épisode dont la
médiocrité nappelait certainement pas
une suite, voici pourtant sortir sur nos écrans un
2è opus sans surprise mais efficace, pour peu que lon
ne sattende pas à de grands miracles.
Tout dabord, un petit rappel du contexte
historique de la sortie dAnaconda en 1997: le film Jurassic
Park avait depuis quelques années (1993 pour être
précis) démocratisé un nouveau type deffets
spéciaux révolutionnaire, déjà
perceptible en 1991 dans Terminator 2, à savoir les
images de synthèses.
Le coût de production de tels effets
chutant logiquement les années passant, les grands
pontes dHollywood y ont eu recours de plus en plus régulièrement,
même pour des productions de séries B.Ansi le
réalisateur Luis Llosa a profité de cette mode
pour pondre un film sans saveur et bourré dincrustations
ratées du serpent géant.
Nous voici donc quelques années plus
tard avec un film quon aurait imaginé sortir
directement en vidéo. Toutefois, certaines erreurs
ont été en partie gommées, même
si pour lessentiel, la réalisation générale
et le scénario ne varient guère dAnaconda.
Parmi les efforts notables, deux dentre
eux sautent aux yeux, à savoir les effets spéciaux
(on nen attendait pas moins), et le rythme du film.
Tout cela se traduit à lécran par des
images des monstres visqueux plutôt bien rendues (à
quelques exceptions près) et une aventure plutôt
plaisante et soutenue.
Le point négatif portera comme bien
souvent dans ce genre de film sur le caractère des
personnages, particulièrement caricaturaux (le méchant,
le macho, le beau ténébreux, la jolie blonde,
le rigolo etc), mais au moins Dwight H. Little (aux commandes
du film) ne prétend pas faire autre chose deux
que de la chair à anaconda, alors laspect psychologique
Lautre défaut notable concerne
lanimal, particulièrement vigoureux (un peu dans
le même style que le 1er film) au grand mépris
dune réalité physique. Mais bon, un anaconda
qui ne bougerait pas vite et qui ne ferait pas de superbes
sauts hors de leau aurait posé quelques problèmes
dans ce film
En quelques mots, nallez pas voir cette
suite (qui nen est pas vraiment une dailleurs)
si vous espérez avoir un film épique ; il se
situe dans la moyenne du genre (Komodo, Lake Placid
),
reste sans surprise, mais distrait 90 minutes, ce qui est
tout ce que lon demande à ce niveau.