Après un rapport minoritaire qui a
rallié beaucoup à sa cause (en tout cas beaucoup
plus que 'AI'), Steven Spielberg propose ici une comédie
plus simple, mais avec un casting tout aussi luxueux. C'est
en effet dans les années 60 que se déroule cette
histoire d'escroquerie. Grâce à une photographie
très scintillante, et une bande originale jazzy que
ne renierait pas Woody Allen, l'atmosphère est très
vite mise en place.
Utilisant une structure de flashback, Spielberg
désamorce tout suspens et décide de se concentrer
sur l'histoire et le développement des personnages.
Car c'est bel et bien sur les duos que ceux-ci vont se mettre
à nu. D'abord par une relation père-fils très
intense, avec un Chirstopher Walken excellent, puis cette
relation plus ambigüe avec Tom Hanks. De nombreux thèmes
sont ainsi évoqués à travers la déchéance
du père, et le mimétisme de son fils. De même,
le choix du personnage de Hanratty et ses relations plutôt
proche avec Frank Jr permettent.
Au niveau de la performance, on pourra noter que Di Caprio
est cette fois-ci très à l'aise dans un rôle
taillé pour lui (bien plus que ne l'était son
Amsterdam des 'Gangs of New York'); Tom Hanks quant à
lui, reste fidèle à lui-même, en faisant
du Tom Hanks, sans suprise. C'est bien évidemment Christopher
Walken qui amène l'étincelle et qui donne du
coup beaucoup plus de vérité au personnage de
Frank Jr, grâce aux nombreuses discussion avec Di Caprio.
Car globalement,
si le film ne tutoie pas le génie, il est tout à
fait sympathique. Enchaînant les situations de façon
plutôt drôle, le long métrage se laisse
regarder sans ennui. Malgré un petit coup de mou (il
aurait peut etre été bon d'écourter un
peu), les aventures de cet escroc au culot monstrueux et au
charme évident se laissent donc regarder en douceur.
On aurait voulu un petit peu plus de magie et de génie,
mais on appréciera cependant à sa juste valeur
cette comédie parfois un peu trop légère,
mais toujours agréable.