C'est à Jean-Paul Salomé que
l'on a confié la relance de cette 'franchise' bien
de chez nous, issue des romans de Maurice Leblanc. Un pari
original, voire insensé pour cette grosse production
(23 millions d'Euros) internationale. En effet, c'est au même
Salomé que l'on doit le décevant Belphegor,
déjà une relance d'un personnage connu.
Très vite, on s'apperçoit qu'un
serieux coup de balais a été passé pour
dépoussierer cette franchise qui sentait bon le personnage
à la papa, toujours classe et plein de panache mais
manquant un peu d'adrénaline. C'est donc un nouvel
Arsène Lupin, feru d'arts martiaux et possédant
une bat-cave pleine de surprise que l'on nous présente
ici sous les traits de Romain Duris.
Sans être trop en faute, Romain Duris, tout comme l'ensemble
du casting subit une mauvaise direction d'acteur qui plombe
complètement le film. Pourtant les noms sont là
: Kristin Scott Thomas, Pascal Greggory et tout un tas de
second couteaux habitués des tournages. Mais rien n'y
fait, l'ensemble apparaît complètement récité
et on peine vraiment à croire, puis à s'intéresser
aux aventures de ce gentleman cambrioleur ayant perdu beaucoup
de son âme.
Médiocre dans son ensemble, le film
n'emballe jamais le spectateur, tombant dans les pièges
d'une réalisation vulgaire et dépassée,
et ne montrant jamais à l'écran le budget investi.
Difficile dans ces cas là d'être positif, surtout
quand le scenario, bancal, pas clair et utilisant des raccourcis
absurdes ne porte en rien l'histoire.
Laid dans sa forme et maladroit dans son fond,
'Arsène Lupin' est très loin de faire honneur
au personnage charmeur et insolent qui l'avait rendu si populaire.
Sans que rien ne puisse la sauver, hormis peut-être
la frimousse d'Eva Green, cette super-production n'a aucun
charme et se doit donc d'être ignorée, purement
et simplement.