Contactez nous !Inscrivez vous à la Newsletter Kinomax
 

Edito

Cinema
- News
- Critiques
- Sorties ciné
- Box-Office


Dvd
- News
- Critiques
- Sorties Dvd

Forums
Dossier
Download
Liens
Aide

Bookmark Kinomax

rendez visite a nos partenaires

Abonnez vous à la
Newsletter Kinomax

rendez visite a nos partenaires



l'affiche du film

l'histoire du film

Avalon est un wargame célèbre qui voit s'affronter des équipes ou des individus dans un monde virtuel. Il existe une légende qui dit que la rencontre d'une petite fille dans le jeu permet l'accès au niveau Spécial A. Ash, une professionnelle du jeu, décide de partir à la rencontre de la petite fille pour découvrir ce monde caché dont la principale épreuve est de se découvrir soi-même.

 

 


"Avalon" mélange dangereusement les genres : se faisant d'abord passer pour un film de science-fiction, il apparaît finalement comme un drame philosophique qui joue à cache-cache avec le bon-sens du spectateur. Au point que l'ensemble des repères mis à la disposition de celui-ci au début du film s'efface peu à peu pour laisser place à un environnement complexe et sans logique apparente, dans lequel des éléments s'empilent invariablement, créant un environnement à l'esthétique à la fois monotone et étonnante.

Le rythme particulièrement lent d'"Avalon" déstabilisera plus d'un spectateur avide de sensations fortes. Le personnage mène l'enquête dans un univers a priori réel, profondément triste et mécanique, afin de découvrir un niveau du jeu caché qui s'avère être éclatant de réalité. "Avalon" va donc plus loin qu'"Existenz" en inversant fiction et réalité.

Malheureusement, Oshii ne propose qu'une analyse profondément brouillée du sens de la réalité, préférant insister sur l'état léthargique d'une héroïne sans âme, à la recherche de choses meilleures. Naviguant entre la réflexion platonique et l'esthétique bancale, le film se vide de tout contenu logique au fil des scènes en évoquant des légendes non fondées et en forçant des vues de l'esprit insensées (certains en font encore les frais à l'heure qu'il est). Cela finit par être usant...

Mais si finalement, c'était ça un jeu vidéo : un endroit ou seul le protagoniste y comprend quelque chose et ou les autres sont perdus... Un endroit où l'ultime niveau, d'une beauté esthétique éclatante, n'apporterait rien de plus qu'une satisfaction purement formelle pour celui qui l'atteint, la satisfaction, bien réelle cette fois, d'être le meilleur... Dans ce cas le réalisateur a visé juste, mais que de détours et de sacrifices formels pour arriver à une telle vérité.