Bon... Il n'y a qu'à lire le petit
résumé ci-dessus pour déduire que l'on
n'a pas affaire à un chef-d'œuvre d'écriture.
Au mieux, ce nouveau film de Schumacher pourrait être
qualifié de gentille comédie policière
extravagante. Au pire... Mieux vaut se taire afin d'éviter
toute faute de goût...
Puisqu'il s'agit d'un film d'une relative
médiocrité, commençons par énumérer
les points positifs. Personnellement, je reste assez fan du
jeu de Chris Rock. Certes, ses personnages ont une fâcheuse
tendance à se ressembler mais le film serait rester
bien gris sans les singeries qu'il nous propose. Et puis,
nous retrouvons Hannibal... euh, Anthony Hopkins qui, avec
son aura impressionnante, donne une dimension bien supérieure
au film.
Enfin, Schumacher et Bruckheimer (producteur
du film) sont deux vieux de la vieille d'Hollywood et ce n'est
pas vraiment à eux qu'on va apprendre à faire
la grimace. Les scènes d'action arrivent à vous
scotcher à votre siège alors que le film fourmille
de rebondissements en tout genre et de séquences originales.
Certains procédés utilisés sont ceux
de vieux routards mais ça continue à marcher,
alors que voulez-vous !
Malheureusement tous ses sympathiques atouts
sont balayés d'une seule main par une histoire d'une
pauvreté qui n'a d'égale que son incohérence.
On se balade tranquillement avec une bombe atomique comme
d'autres trafiquent des sachets d'héroïne, la
CIA fait appel au premier venu pour sauver l'Amérique
(oui, encore... ne se lasseront-ils jamais ?) et les terroristes
sont des vilains qui habitent pas loin de la Russie ! Ce n'est
plus lassant, ni même irritant, c'est juste à
désespérer d'un certain cinéma américain…
Et puis surtout, les mouvements de caméra
à la Mickael Bay fatiguent... A croire que le public
américain sort de la salle en hurlant si la caméra
s'arrête trois seconde de bouger.
Tout cela pour dire que "Bad Company"
se laisse regarder mais pêche par un manque d'originalité.
Alors si vous avez le temps pourquoi pas… Mais la qualité
de la marchandise ne sera pas garantie.