|
|
|
|

Angleterre
1984, le pays est plongé dans le chaos social. Les mines du
comté de Durham ferment une à une, et les grèves finissent
systématiquement en affrontements avec les forces de l'ordre.
Billy Elliot, dont le frère est un activiste forçené, et le
père, un honnête travailleur dépassé par les événements,
vit son enfance dans la plus grande insouciance. Sans se poser
trop de question. Mais voilà, Billy a le rythme dans la peau
et c'est peu dire, et il suffira qu'une prof de ballet vienne
donner ses cours dans sa salle de boxe (sport qu'il pratique
sans trop d'enthousiasme) pour sauter le pas. Bien sûr son père
le voit d'un mauvais oeil.
|
|
|
Véritable
phénomène, Billy Elliot est sans aucun doute le gros carton
britannico-social depuis le célèbre Full Monty. Thème récurrent
dans le film et dans le cinéma britannique en général la dimension
sociale est ici exploitée avec une loupe grossissante afin d'en
analyser les conséquences sur la vie quotidienne. Cette partie
du film est plutôt bien étudiée, même s'il devient difficile
de passer à côté des clichés et des poncifs du genre.
Tout comme
dans Full Monty, le contexte extérieur n'est pas l'élément central
de l'histoire. Car l'enjeu de "Billy Elliot", sorte de "Dream
come true" comme on en voit très régulièrement au cinéma est
un mélange de pas mal de chose, c'est d'ailleurs ce qui fait
son attrait, et peut-être ses défauts.
De nombreux thèmes sont donc abordés, si bien qu'on finit par
tomber dans le déjà-vu. Les personnages sont un peu caricaturaux,
et même si le gamin est plutôt bien et mesuré, on nous recrache
le papa dur mais avec un bon fond, assez typique, ma foi, de
l'idée qu'on se fait d'un tel personnage dans un tel lieu.
Ces éléments
viennent donc assombrir un tableau inégal mais pas négatif.
Les scènes de danse sont sympathiques et l'ensemble est plutôt
drôle, mais encore une fois, le tout manque de quelque chose.
L'histoire ne m'a pas vraiment touché, alors que c'était vraisemblablement
l'élément clé du film. Ce rejet de ce qui est différent, ici
symbolisé par la danse ne m'a finalement pas tellement ému,
et c'est cela le plus dommage.
Accueilli
avec un énorme enthousiasme, Billy Elliot m'a laissé plutôt
froid. Il n'y a pas d'énorme critiques à faire, il s'agit ici
d'émotions auxquelles on adhère ou pas... ce ne fut pas mon
cas.

|

|
|
Comment
ne pas résister à cette comédie sociale mettant en scène un
jeune garçon issu d'un milieu modeste et machiste et dont le
rêve est de devenir danseur professionnel ? Le procédé est simple
et frôle peut-être un peu la facilité (bon sentiment et "socialement
correct" étant de rigueur) mais le résultat est finalement assez
convaincant.
Premier
constat : le jeune héros est meilleur acteur que danseur aux
vues de ses prouesses dans le film. Le scénario a tendance à
négliger l'aspect technique de la danse et le héros finit par
gravir les échelons sans vraiment que l'on comprenne pourquoi,
du coup le scénario perd de sa cohésion. D'autant que l'histoire,
à force de se concentrer sur la progression du jeune garcon,
finit par être assez linéaire.
Cependant, le film possède indiscutablement un pouvoir de séduction,
notamment grâce à la fougue du personnage principal. Il a l'avantage
de traiter de sentiments profonds sans jamais tomber dans le
mélodramatique bien que l'aspect social dans son ensemble aurait
mérité un traitement un peu moins caricatural.
Le film
a obtenu un succès mérité et est devenu le film-chouchou de
la critique française et internationale. Cependant, on peut
penser que l'idée de départ aurait pu, par certains aspects,
être encore mieux exploitée que ce qu'elle ne l'a été. Mais
même s'il manque peut-être un petit quelque chose, on est quand
même loin de la déception.

|

|
|
A priori,
la trame est trés classique. Et c'est le cas, Billy Elliot est
un récit initiatique apparemment comme tant d'autres. Apparemment
seulement, car de temps à autres il y a des petits miracles
comme celui-là qui font toute la magie du cinéma (ça c'est du
Pierre Tchernia). Et ce film en est un bien bel exemple.
Emouvant, drôle, attachant (ça c'est du Télé Loisirs...), Billy
Elliot sonne juste, jamais gnangnan. Maîtrisé dans la mise en
scène, sans facilités (ce qui n'est pas le cas de cette critique),
Billy Elliot vous prend aux tripes si vous avez un minimum de
coeur. Vraiment à ne pas rater. Sincèrement. Allez-y. J'ai eu
la larme à l'oeil.
|
|