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l'affiche du film

l'histoire du film

Dans les années 70, aux Etats-Unis, George Jung trafique à petite échelle de l’herbe avec son “réseau” d’amis. Le business fonctionne tellement bien qu’il décide de se lancer dans un commerce plus lucratif en important de la marijuana par kilos entiers. Jusqu’au jour où il se fait coincer par la police avec 300 kilos, dénoncé par sa propre mère... Après un séjour en prison et à force d’entendre parler des puissants cartels de Colombie, il se lance sur ce nouveau marché beaucoup plus rentable mais beaucoup plus risqué...

 

 


Le commerce de la drogue dans les seventies connaît un véritable essor. C’est dans ce contexte que George Jung souhaite mener une vie trépidante et divertissante. Ne souhaitant pas s’user au boulot comme son père tout en gagnant sa vie plus que confortablement, le trafique de drogue semble être la solution à ses problèmes. Blow, basée sur une histoire vraie, raconte une passionnante histoire, la vie et “l'¦uvre” de ce pionnier dans le trafique de drogue. Un dialogue du film résume à lui seul l’immense richesse de George Jung : “Il était plus long de compter les billets que de vendre de la coke”.

Blow faut surtout pour la performance de son acteur principal, Johnny Depp, très à l’aise dans ce rôle de cet ex-bras droit de Pablo Escobar, qui finit actuellement ses jours en prison. Mais le film connaît un certain nombre de faiblesses. Le réalisateur, Ted Demme, pigne sans vergogne la structure narrative de Casino mais sans avoir toute la virtuosité et les ressources visuelles d’un Scorsese. De plus, Blow, retraçant la vie de se trafiquant tant professionnelle que sentimentale, se laisse piéger par le fait que Jung apparaît tout bonnement à l’écran comme étant bon fils, bon mari, bon père... Bref, un type formidable qui se fait trahir par sa mère, par ses amis... A force de lui trouver toutes les circonstances atténuantes, on oublie un peu qu’il s’agit d’un vendeur de mort !

Même s’il est probablement vrai que le fait d’éluder le sale business et les dégâts de la cocaïne permet d’adoucir le portait de ce trafiquant, que Jung est plus victime de son opportunisme, Ted Demme aimerait peut-être nous faire pleurer sur son sort, mais il ne faut quand même pas pas pousser !


 

 


A travers "Blow", Ted Demme présente le destin tragique d'un personnage hors du commun, celui de Georges Jung. Tout jeune, celui-ci voulait devenir le maître du monde de la drogue. Et il y arriva, mais sa chute ne fut que plus dure… La trame est classique mais le récit est plutôt bien amené. Le personnage principal, par ailleurs criminel notoire, finit même par devenir attachant.

"Blow" est à ajouter à la longue liste des films offrant une description très réaliste du milieu de la pègre. De ce côté là, on est vraiment dedans bien que la montée en puissance du personnage principal se fasse avec une facilité peu vraisemblable. On traverse les époques en n'échappant pas aux train-trains quotidien des Caïds de la drogue qui associent allègrement le boulot et la fête. Une occasion pour le réalisateur de nous proposer une B.O. riche et d'excellente qualité. Johnny Depp semble encore une fois à l'aise dans ce nouveau rôle bien que son coté "gendre idéal" déteigne un peu trop sur le personnage qu'il incarne.

La réalisation, elle, est très pernicieuse, sa force réside dans son aptitude à dégoûter définitivement le spectateur du "milieu". En ce sens, "Blow" est assez proche de "Scareface". Ce genre d'épopée s'amuse en effet souvent à présenter des personnages que l'on aimerait d'abord bien incarner puis qui finissent par dégoûter. Encore qu'ici, le réalisateur a tenu à développer l'humanité de son personnage principal, ce qui le rend, quelque part, encore plus pitoyable, au sens propre. La scène finale est d'ailleurs là pour nous le confirmer.

La morale du personnage "mieux vaut être un gangster qui ait profité de sa vie qu'un individu mort avant l'heure" reste également particulièrement provocatrice, comme une cerise sur le gâteau. C'est vraiment un drôle de personnage qu'a eu envie de nous présenter le réalisateur Ted Demme. On ne sait qu'en penser.