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l'affiche du film

l'histoire du film

Bien que Marshall dans une petite ville, Mike Blueberry garde un rapport proche avec les indiens avec qui il a grandi. Lorsque Wally Blount revient chercher un trésor dans les montagnes sacrées, Blueberry se met en chasse.

 

 


Malgré sa courte carrière en long métrage, le jeune réalisateur Jan Kounen a tout de même réussi à se faire un nom et à fédérer des groupes de fans et d'antis relativement importants. Tout cela grâce (ou à cause) à Dobermann, film-bd excessif et jouissif.
Passionné de cinéma, il s'est jeté à corps perdu dans l'adaptation, détachée dirons-nous, de la bande-dessinnée 'Blueberry'.
Tombé amoureux de la culture chamane lors des repérages pour le film, Kounen nous propose aujourd'hui un film teinté de cette passion, ce qui fait de Blueberry un western vraiment pas comme les autres.

Avec un casting international haut en couleur (Vincent Cassel, Michael Madsen, Juliette Lewis, etc.) et des décors sublimes, Kounen met en place l'histoire dans une atmosphère connue de l'univers collectif. Dans cette petite ville le Marshall fait régner la loi avec un charisme naturel.
Tout en anglais, les dialogues alternent le bon et le moins bon. Non que les acteurs soient mauvais, loin de là, mais l'écriture semble parfois un peu fausse.

Sans beaucoup de scènes d'action, 'Blueberry' joue donc la carte spirituelle, préférant ainsi aborder l'initiation chamanique d'assez près. Peu de discours cependant, mais plus un désir de ressenti qui se manifeste à l'écran par des scènes en images de synthèse visant à faire partager au public l'état du Marshall. Pari osé et malheureusement pas complètement réussi. Les images font très métalliques et trop informatiques pour paraître juste. Le côté charnel et viscéral d'une telle transe n'est pas très bien représenté et on a plus l'impression de voyager dans un disque dur que dans la conscience d'un personnage.

Film très personnel, Blueberry pourra attirer ou laisser froid. Qu'on adhère ou non aux voyages intérieurs, on retiendra cependant quelques belles scènes et des paysages sublimes à voir impérativement sur un grand écran.
Les amateurs de western classiques n'y trouveront peut-être pas leur compte, mais finalement, on sort intrigué par ce voyage de Kounen, ce qui n'est déjà pas si mal.