Septième film pour le réalisateur
de Cyrano de Bergerac, on se demande un peu où Rappenau
nous emmène. Prenant pour décor la France de
1940 et sa situation politique tumultueuse, et disposant d'un
casting intéressant sur le papier, l'ambiance sur la
pellicule apparaît assez vite comme très
théâtrale.
Dès la première scène, on est en pleine
comédie de boulevard, et on alterne assez régulièrement
entre situations sympathiques, et quiproquos lourdingues.
Adjani, présentée comme la cerise
sur le gateau du casting est insupportable, ni plus, ni moins.
Son personnage d'enfant gaté y est sans doute pour
quelquechose, mais la sensibilité et le charme qui
doit en ressortir est totalement absent. Si bien que toute
la relation avec le ministre et avec
Frédéric (Grégori Dérangère,
bonne surprise), principale trame de l'histoire, ne fonctionne
quasiment jamais.
Du coup, malgré un scenario pas inintéressant,
et plutôt rondement mené, on se désintéresse
assez vite de l'histoire et du semblant de suspens. On regrette
également le peu de temps alloué à Virginie
Ledoyen qui respire la fraîcheur, comme souvent. C'est
d'ailleurs le personnage secondaire le plus intéressant.
Depardieu, quant à lui assure le service minimum en
ministre
débordé.
On ne peut être que déçu
de ce film à la vue du casting et des précédents
films du réalisateur. Ce film qui se veut léger
est inégal et même si certains passages sont
à sauver, la maladroitesse générale ne
le fera pas rester dans les annales.