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l'affiche du film

l'histoire du film

Officier de police intègre, Deaw fait partie de la section d'élite Arintharath dirigée par le commandant Puntakarn Ritdamrong. Mais à la suite d'une rafle qui tourne mal, ce dernier est abattu par un homme de main du général Yang. Celui-ci prend la fuite avant d'être finalement arrêté par Deaw. Pourtant, profondément marqué par la mort de son patron, Deaw décide de quitter la police. Il se laisse alors convaincre par sa soeur, championne de Taekwondo, de l'accompagner dans un petit village au nord du pays. Découvrant la beauté de la campagne thaïlandaise, Deaw retrouve peu à peu sa joie de vivre. Mais le répit est de courte durée.

 

 


Après l'efficace « Ong-Bak » sorti l'an dernier sur les écrans, la Thaïlande remet le couvert pour un nouveau « fight flick » avec cet excellent « Born to Fight ». Encore plus acrobatique, simpliste et percutant que son prédécesseur, « Born to Fight » n'a vraiment pas à rougir devant les productions HK.

Panna Rittikrai, réalisateur de ce « Born to Fight », était déjà responsable des cascades sur « Ong-Bak » et c'est donc tout naturellement qu'il se retrouve aujourd'hui aux commandes de sa première réalisation. Le scénario est anecdotique, les acteurs pas toujours très doués pour la comédie, par contre tous sont d'excellents athlètes. Une bonne moitié du film ne contient presque aucun dialogue et se résume à une succession de cascades toutes plus dangereuses les unes que les autres. Aucun effet spécial, ni filins ni harnais, les acteurs effectuant eux-mêmes l'ensemble de leur cascade. Même lorsqu'il s'agit d'éviter les roues d'un camion lancé à vive allure. Cette cascade, argument de vente du film à l'étranger, résume bien l'ambition de ce « Born to Fight » : nous en mettre plein la vue.

Rien à redire niveau baston. Le film utilise intelligemment les capacités sportives de chacun - foot, barres parallèles - donnant aux combats une vraie consistance. Même une petite fille d'une dizaine d'années envoie des tatanes à un combattant de deux fois sa taille. Et que dire de cet unijambiste qui utilise sa béquille pour envoyer sa seule jambe valide en pleine gueule des assaillants. Le sang gicle aussi généreusement. Bref rien ne nous est épargné. Explosions, destruction par arme nucléaire et gunfights en pagaille le tout sur fond de musique techno parfois limite indigeste. Car après une bonne heure de castagne, on est près de l'overdose. La musique devient vite soûlante et les ralentis surdécoupent parfois trop les combats enlevant un brin de naturel à ceux-ci.

« Born to Fight » est loin d'être un chef-d'oeuvre. Le scénario à base de terroristes mafieux est assez risible et on a parfois l'impression d'être face à un bon vieux nanar. Et pourtant la magie opère. Les fights sauvent assurément ce film du naufrage même si la recette lancée avec « Ong-Bak » risque de ne pas durer une éternité. Encore un petit effort côté scénario et on prendra vraiment notre pied.