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l'affiche du film

l'histoire du film

Brice est surfeur à Nice (!!!), il organise des yellows et prend un malin plaisir à casser tout le monde. Mais le jour où son père est arrêté, il se retrouve seul au monde et il n’a plus qu’une solution pour s’en sortir : travailler. Dur pour un gosse de riche fainéant…

 

 


Attention dans quelques jours vous risquez d’entendre en boucle des phrases du style : « Salut, ça farte ? ». La déferlante jaune venue de la télévision débarque en salle. Il s’agit bien sûr de « Brice de Nice », un personnage créé par Jean Dujardin à l’époque des « Nous C Nous » et magnifié par quelques internautes qui ont mis en ligne ses sketches les plus fameux. De là à en faire un film, il fallait être soit gonflé, soit un peu con. James Huth, le réalisateur, fait plutôt partie de la première catégorie. Heureusement pour nous.

Jean Dujardin est un homme opportuniste. Après l’émission « Graine de Stars », puis l’aventure des « Nous C Nous » avec notamment Bruno Salomone que l’on retrouve sur « Brice » dans le rôle d’Igor d’Hossegor, il arrive un peu par hasard sur le casting « D’un gars, une fille ». Au départ pas très convaincu de son potentiel pour jouer la comédie, il change rapidement d’avis lorsqu’il rencontre Alexandra Lamy, d’abord compagne de fiction puis compagne dans la vie. Au sommet de la gloire (Qui n’a jamais regardé cette série ?), il décide de tout lâcher et réfléchit à des opportunités cinématographiques. Il cherche à se diversifier et on le retrouve notamment au meilleur de sa forme dans « Le Convoyeur » (réalisé par Nicolas Boukhrief), où il interprète un homme taciturne qui change de son image habituelle.

Le personnage de « Brice de Nice », ce grand enfant un peu benêt qui profite de l’argent de ses parents pour se la couler douce, il l’a créé pour des sketches télévisés rendus célèbres par une poignée d’internautes. La magie du net opère et une communauté toujours croissante de « Briçophiles » prolifère sur la toile. Charmé par le personnage de Brice, le réalisateur James Huth décide d’en faire un film. Jean Dujardin accepte à la condition express que le film ne soit pas qu’une enfilade de gags indigestes. L’univers barré du réalisateur va finalement aller comme un gant à la « Briçattitude » et après quelques tâtonnements en début de tournage, la magie opère.

« Brice de Nice » n’est pas seulement un film drôle, c’est aussi un film inventif. Dixit Dujardin, le réalisateur James Huth serait tout aussi déjanté que le personnage de Brice. Ce qu’on n’a guère de mal à croire vu le résultat. Pourtant le début est un peu longuet. L’exposition souligne à gros coups de crayon jaune le personnage de Brice et un petit flottement semble s’installer au bout d’une petite demi-heure. Ce n’est que pour mieux s’emballer dans la deuxième partie du film. Au contact de Clovis Cornillac qui fait ici ses premiers pas avec talent dans la comédie, Brice semble se transformer, s’humaniser. L’inventivité constante du réalisateur surprend et l’audace est d’autant plus louable que le film aurait pu facilement sombrer dans le consensuel, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Sans jamais sombrer dans le mélo, le réalisateur arrive même à glisser quelques valeurs moralisatrices. Le friqué Brice qui apprend à se débrouiller comme un grand par exemple. Les vannes ne sont jamais trop lourdes et on rit franchement durant le film.

« Brice de Nice » sort du lot de par sa faculté à plaire à un large public. Pour les ados, le cassage de Brice, les chansons déjà cultes et quelques répliques qui « tuent » devraient remporter leur adhésion. Mais la vrai communauté des « Briçophile » est plutôt âgée de 25 ans environ, l’âge du « Brice » du film. La force de Jean Dujardin est d’avoir su toucher un très large public lorsqu’il officiait avant le journal de 20 heures sur France 2. Un public qui saura trouver le chemin des salles pour aller (re)découvrir le personnage de « Brice ». Un carton certainement. Un bon film, aussi. Et ce n’est pas si fréquent.

 

 


Mais qui est Brice ? jeune surfeur qui arrive à la trentaine et qui ne fait rien de sa vie, sinon « casser » les gens par ses joutes verbales, et organiser des yellows durant toute la nuit. A priori, Brice à donc tout pour plaire à un public jeune prêt à idolâtrer le tout venant. Brice est un personnage dans l’air du temps et il n’est donc pas étonnant de le voir arriver sur nos écrans. Bien sûr tout ce film n’est que du second degré, mais ce n’est pas pour autant qu’il en devient marrant, loin de là !

C’est Jean Dujardin qui est à l’origine de la naissance de Brice. Jean c’est le gars de la série « Un gars, une fille », c’est aussi un membres des « Nous C nous ». Comédien français que tout le monde connaît un peu, il paraît plutôt sympathique. Une filmographie plus que correcte et un humour décalé, Jean à crée le personnage de Brice de Nice il y a quelques années et avait marqué les esprits grâce à son personnage. S'il avait une filmographie cinématographique plus que correcte, il vient de faire la tache sur son CV, la griffe sur sa carrière.

James Huth est peut être malchanceux, ou inconscient, mais c’est à lui qu’est revenue la charge de la réalisation du film. Le réalisateur de « Serial Lover » à donc intégré son humour décalé à ce film. Quelques petits gags, glissé ici et là sont amusants et assez bien mis en image (la personne âgée au mal de dos, l’arrivée en scooter au bar…), heureusement car ces moments d’humour parsemé au gré du film représentent les seuls petits moments de lumière dans ce long tunnel d’une heure et trente huit minutes… Le reste n’est qu’une succession de gags, (ce qui ne fait pas un film), tour à tour débiles, absurdes ou encore grotesques.

Aussi nombreux soient les points négatifs de ce film, il y a tout de même quelques bonnes choses qui en ressortent. L’hymne du film par exemple est tout bonnement un rayon de soleil. Frais, amusant, sur une musique entraînante et dynamique qui nous ravît durant la projection (et plus encore au générique de fin !). Autre point positif, le film s’entoure d’acteurs corrects et surtout d’actrices talentueuses, Elodie Bouchez mais surtout Delphine Chaneac qui tire très bien son épingle du jeu et que l’on regrette de ne pas voir plus longtemps à l’écran. Mais ces « bons points » du film ne suffissent vraiment pas à combler cette succession de gags roulant sur un pseudo scénario.

Pour conclure, on peut dire que « Brice de Nice » n’est pas un film à voir au cinéma, (ni en dvd). C’est également un film qui, s’il n’a pas cassé Jean Dujardin et James Huth, les a probablement bel et bien grillés. On parle ici d’un des pires films de 2005. Autant dire que vous pouvez passez votre chemin !