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Retour sur un phénomène important du cinéma, la "sous-culture".
Dès la fin des années 80, avec "Spaceballs" (La
folle histoire de l'espoir) Hollywood lance sur le marché du
cinéma un nouveau type de films : les parodies. L'idée était
simple, reprendre des éléments d'autres films devenus classiques
pour les tourner en dérision et faire du coup un film en lui
même. On peut donc parler de sous-culture car il y a une réutilisation
d'une culture populaire déjà mise en place. Il ne s'agit donc
pas de dénigrer la qualité intrinsèque des films, mais de les
catégoriser.
La réelle explosion de cette sous-culture se
passa à la fin des années 80 et début des
années 90... Cette période faste nous permit de
découvrir le Detective Franck Drebin dans les "Y
a t il..." (Naked Gun) et les deux Hot Shots (1991 et 1993)
qui reprenaient encore tous les films des 80's. Mais si, rappelez
vous, Rambo, Top Gun... Les ZAZ (Zucker, Abrahams et Zucker)
fixent alors les règles du genre.
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Le phénomène s'est un petit peu calmé par
la suite pour revenir en 1997 avec Austin Powers, cette fois
pour singer l'agent special de sa majesté. Mike Myers, élève
du Saturday Night Live avait déjà parodié
pas mal de films dans ses "Wayne's World". Mais
la sortie d'"Austin Powers, International man of Mistery"
est une véritable parodie en règle de l'univers
Jamesbondien. Rien n'y manque, des gadgets vieillots-kitsch
au charme ravageur du héros.
La sortie, en 1999 du second opus enfonce encore le clou,
mais cependant réussit à créer un veritable
univers..
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On peut se poser la question du danger de
cette sous-culture. Il est vrai qu'on en voit de plus en plus,
mais à titre personnel, je pense que ce n'est qu'un échange
de bons procédés entre films et que l'un ne menace en aucun
cas l'autre.
Cependant, on peut s'interroger quant à
la prolifération de sous culture qui à vraiment
tendance à se généraliser dans le cinéma
comique américain, et non plus dans un petit genre
bien particulier.
Le cas de Scary est un poil différent. En
effet, Scream fait partie de la deuxième génération de "slashers".
Le style inauguré par Carpenter en 1978 et son mythique "Halloween"
a donné lieu à de nombreux films dans les années 80
: les suites d'Halloween, Vendredi 13, Freddy... ayant tous
pour point commun d'avoir un méchant quasi immortel s'attaquant
à des jeunes.
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Cependant, ayant
fait plus ou moins le tour, le genre était quasi mort au début
des années 90. Voyant l'opportunité de remettre au goût du jour
le genre, Wes Craven (l'un des pionniers du genre avec Carpenter)
lança le raz de marée "Scream" en 1996. Le rapport avec
la sous culture ? En fait, Scream est déjà, non pas une parodie,
mais une grosse reprise avec d'énormes sous-entendus et clins
d'oeil aux fans du genre. De ce fait, on peut presque l'assimiler
à une sous-culture spécialisée.
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Scary movie reprend donc pas mal de films
récents, en particulier les films d'horreur et thrillers depuis
le milieu des années 90. Il s'inscrit donc dans l'histoire
de cette sous-culture avec de nouveaux genres de films, que
la dernière génération de cinéphiles a pu voir. Car, à part
l'Exorciste qui est mentionné, aucun film d'horreur vieux
de dix ans n'apparait dans le film. Il a donc été parfaitement
marketé pour s'adresser comme il faut à son public. On aura
donc droit à tous les scream like (Souviens toi l'été dernier
et cie) ainsi qu'à des films dernière génération type Matrix.
Le résurgence de ce phénomène n'est justement pas un
hasard.
La vague scream a apporté, en même temps que ces copies (trop)
nombreuses, des copies détournées.
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Louis-François
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