Déjà scénariste de comédies
romantiques ayant reçu un succès planétaire
('4 mariages et un enterrement', 'Coup de foudre à
Notting Hill', etc...), Richard Curtis se décide à
réaliser ce qui va être son 'ultime comédie
romantique'... c'est l'affiche qui le dit en tous cas.
C'est donc un melting pot que nous sert le
Curtis réalisateur, persuadé que le plus il
y aura, le mieux ce sera. Cette multitude d'histoires, plutôt
incohérentes et surtout de qualité inégale,
utilise donc quelques clichés du genre et s'arrête
sur ces vies sans vraiment approfondir quoi que ce soit.
Malgré quelques personnages savoureux
(on pense notamment au rockeur), ces contes de Noël sont
trop gros pour paraître un tant soit peu crédibles
et pour qu'on y prenne un réel plaisir.
Pourtant, Curtis bénéficiait d'un casting de
haut niveau avec Liam Neeson, Emma Thomson, Hugh Grant, Colin
Firth... mais encore une fois, ces acteurs n'ont que des bribes
de rôles et leur histoire n'a pas le temps d'émouvoir
qu'on passe déjà à une autre.
Le discours simpliste qu'on s'attendait à
voir dans ce type de production est bien présent. Cet
amas d'amour qui arrive par magie lors des fêtes de
Noël, en même temps que la neige, finit par lasser
voire écoeurer, comme une guimauve un peu trop sucrée.
Plus proche de la sitcom que du cinéma,
'Love actually' sonne comme une vraie solution de facilité
dans un genre déjà infesté par les films
peu inspirés. Curtis, mou dans la réalisation,
semble ne pas avoir su faire des choix et propose un patchwork
d'idées à peine approfondies.